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Les plaies

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Sebastos
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Les plaies

Message par Sebastos le Mar 2 Aoû - 18:24

Qui ne s’est jamais blessé lors d’activités dans la nature ? Même bénigne, une plaie peut vite se compliquer si l’on n’applique pas quelques règles simples.


Quels sont les gestes essentiels pour soigner une plaie ? Quel matériel pour effectuer ces gestes ? Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Quelque soit votre métier, vos loisirs, vos habitudes, votre âge, votre condition physique, votre sexe, etc… tout le monde sera amené un jour à se blesser.

Il est donc intéressant, pour soi-même et pour son entourage de savoir bien soigner une plaie.

Observation du problème

Notre peau n’ayant plus la résistance de celle de nos ancêtres du fait de notre mode de vie extrêmement protégé, la moindre petite agression du milieu naturel sur notre épiderme peut très rapidement aboutir à une plaie : griffure par des ronces, glissade sur des rochers, écorchure par une branche cassée, …

Par ailleurs pour pallier à la pauvreté de nos armes naturelles nous avons développé des armes et outils extrêmement performant et contondant : couteau, scie, hache, … qui mal utilisés peuvent créer des blessures profondes.

La pratique d’activité dans la nature conjugue ces deux risques, ajoutés souvent à un certain degré de fatigue et de distraction. Il en résulte des blessures fréquentes. Le fait d’être parfois relativement isolé pose la question du traitement de la plaie sur place.

Nous verrons dans cet article :

Quels sont les gestes essentiels pour soigner une plaie ?
Quel matériel pour effectuer ces gestes ?
Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Analyse


Tout d’abord, un mot de prévention. De même qu’en self défense on dit que le seul combat qu’on est sûr de gagner, c’est celui qu’on ne mènera pas, je dirais que la seule plaie dont on est sûr de guérir, c’est celle que l’on ne se fait pas.

Alors dans mon sac, systématiquement, je mets une paire de gants de bricolage. Encombrement ridicule, efficacité maximale, ils peuvent servir à plein de choses et surtout à éviter tout un tas de petite blessures qui sont des ennuis potentiels : griffure, écharde, brûlure, …

De la même manière j’évite de passer en t-shirt dans des ronciers. Une veste solide type treillis évitera nombre de griffures. Si je glisse j’aurais un hématome là ou sans veste j’aurais eu une dermabrasion (abrasion de l’épiderme).

Parlons vaccin. Le vaccin anti-tétanique (« VAT » ) est le seul vaccin connu n’ayant aucun effet secondaire, ayant une efficacité de 100%, et qui protège d’une maladie souvent mortelle. Il est OBLIGATOIRE. Ceux qui ont des objections n’ont qu’à rechercher sur internet les signes de tétanos, il y a de très jolies photos. Le VAT s’administre en même temps que le vaccin anti-diphtérique et anti-polyomyélitique (DTP), un rappel tous les 10 ans. Vérifiez le.

Prenons maintenant l’exemple d’une plaie toute simple, mais fréquente : la plaie du saucisson.

Plantons le décor : 3ème jour de randonnée, 13h, la faim fait s’arrêter le randonneur à l’ombre d’un arbre. On sort le pain, le saucisson, l’opinel et tout en admirant le paysage on se découpe une belle tranche… Aïe ! pas que le saucisson, le pouce aussi !!! Ca coupe bien, un opinel ! Ca saigne, petite bouffée de chaleur, le copain qui s’affole, … ON SE CALME !

Reprenons note calme, appliquons la base : la règle des 3.

3 secondes sans connerie, c’est trop tard, mais on peut encore faire pire si on court dans tous les sens (avec l’opinel ouvert, bien entendu ! ). On n’a jamais vu quelqu’un mourir en quelques minutes d’une plaie du pouce, alors on respire (3 minutes) et on réfléchit.

Pour éviter que tout le monde s’affole, et accessoirement salir toutes ses affaires avec l’hémoglobine, une seule chose à faire : on comprime. Avec un mouchoir (propre), c’est mieux, mais sinon avec son doigt/ sa main. On nettoiera après.

Si la personne coupée ne se sent pas bien (malaise vagal : pâleur, sueurs, pouls faible, bouffée de chaleur, vertige) on l’allonge, si possible jambes surélevées.

C’est le moment de sortir sa petite trousse de secours avec le matériel « kivabien ». Avant d’empoigner le matériel on se lave les mains (eau, savon, solution hydro-alcoolique si possible). Sauf si l’on se soigne soi-même il est prudent de mettre des gants jetables.

Bien, maintenant tout le monde est calmé, ça ne saigne plus, le malaise est passé, on peut soigner la plaie tranquillement. 4 phases : nettoyage – désinfection – hémostase – pansement.

nettoyage : le but est d’enlever un maximum de déchets qui auraient pu pénétrer dans la plaie : gras du saucisson, grains de sable, poussière, etc… On peut utiliser de l’eau ou du sérum physiologique. Si la plaie est très sale on peut ajouter du savon (notamment si présence de corps gras : cambouis, graisse,…), dans ce cas penser à bien rincer. Et on n’hésite pas à frotter. Si vous le faites bien, ça doit recommencer à saigner. Normal, vous venez d’enlever les petits bouchons de plaquettes qui avaient fait l’hémostase.
désinfection : à l’aide d’une compresse si possible stérile on applique un antiseptique. Si la plaie est très large, béante, on peut aussi arroser d’antiseptique directement.
hémostase : ou arrêter (stase) le saignement (hémo, comme dans hémoglobine). Là vous savez déjà faire, il suffit de comprimer. Simplement, comme maintenant c’est propre et désinfecté on utiliser une compresse, si possible stérile, ou un pansement compressif. Et on comprime. Fort. Longtemps (minimum 5 minutes). Les plaies qui ne s’arrêtent pas de saigner quand on les comprime correctement sont exceptionnelles. Pour aider on peut surélever le membre blessé (diminution de la pression artérielle et veineuse en distal). On peut aussi ajouter un point de compression si on sait le faire.Une difficulté maintenant fréquente est la présence de traitement qui « font saigner » : aspirine, Plavix°, anticoagulant. Dans ce cas la compression doit souvent être maintenue plus longtemps.
pansement : sur une plaie qui ne saigne plus. Mettre un paquet de compresse et une bande sur une plaie qui saigne expose au risque de voir le sang traverser la bande 10 minutes plus tard. On a perdu 10 minutes et quelques centilitres de sang. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas les pansements compressifs. Mal utilisés ils donnent une fausse impression rassurante, le temps qu’ils se gorgent de sang. Bien utilisés ils sont une aide précieuse, mais il faut bien qu’ils soient COMPRESSIFS.
Le pansement d’une plaie nettoyée, désinfectée et dont on a assuré l’hémostase est très simple : il suffit de recouvrir avec quelques compresses stériles et du sparadrap, ou bien de poser quelques stéristrips pour rapprocher les berges, ou bien encore d’utiliser un pansement adhésif, du bon format ou à découper. Le principe est de protéger la plaie maintenant propre de toute salissure externe.

Quel matériel ?

savon, solution hydro-alcoolique
gants jetables
Dosettes de sérum physiologique
Compresses stériles
Antiseptique : Bétadine°, Chlorhexidine°
Pansements adhésifs, individuels (stériles) ou à découper (non stériles)
Stéristrips°
Sparadrap
Bande velpeau, ou bande cohésive
Pansement compressif
Paire de ciseau

Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Le premier critère de gravité est l’existence d’une hémorragie. Si la blessure atteint une artériole ou une artère, le saignement peut être intense. Encore une fois la compression directe règle le problème dans la majorité des cas.

En dehors de l’hémorragie la blessure a pu atteindre d’autres éléments « nobles » : nerf, tendon, articulation, … qui doivent bénéficier d’une prise en charge en urgence, avec parfois intervention chirurgicale (suture d’un tendon, lavage articulaire chirurgical, … ).

Ensuite, selon l’agent contondant : une plaie par une chaine de tronçonneuse, pleine de sciure et de graisse, déchiquetée sera toujours considérée plus à risque qu’une plaie linéaire par un couteau propre.

Dans tous les cas montrez dès que possible cette plaie à un médecin.

Conclusion

Les plaies sont des blessures extrêmement fréquentes, souvent bénignes, mais qui mal soignées peuvent amener des complications parfois graves. Connaître les quelques techniques nécessaires à leur traitement et emmener avec soi le minimum de matériel utile peut éviter de dégrader en situation de survie un simple incident dans la nature.

ghost

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Re: Les plaies

Message par ghost le Mar 2 Aoû - 21:23

moi pour ma part je conseille de rajouté du cicatryl
site : et si on changeail le monde ? ( dans le moteur taper: cicatryl ) y a plus cas lire
personnellement après avoir essayé suite à un accident de moto grave bah affraid le top top

sinon le tuto superbe rien n'a dire pour ma part

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